Cancer du rein : la piste de la cryothérapie

Cancer du rein : la piste de la cryothérapie

Objectif congélation des cellules

A l’affût des dernières avancées en cryothérapie, nous nous penchons sur le milieu hospitalier cette fois-ci. A la une de la presse : une nouvelle application de la cryothérapie avec la congélation de la tumeur dans le cancer du rein. Et c’est Ouest-France qui a publié la nouvelle dans ses pages le 28 janvier dernier.

Mais, comment ça se passe en pratique ? Car, bien entendu, il ne s’agit plus là de cryothérapie corps entier, mais bien d’une autre application. Et dans un contexte totalement différent. Le commun dénominateur ? Le froid, bien sûr !

Nous voici donc en milieu hospitalier. Là, à l’aide d’un scanner, le spécialiste insère des aiguilles dans la tumeur et y injecte de l’argon. Grâce à la congélation par ce gaz, les cellules sont privées de leur apport sanguin. Une façon de couper les vivres de la tumeur en quelque sorte…et donc de faire mourir les cellules malades. Cela, de manière non invasive et indolore. De plus, l’absence d’intervention chirurgicale réduit le temps d’hospitalisation du patient. Or, c’est là un grand atout pour l’intéressé, qui peut reprendre le travail même après 48h ! Et c’est sans compter l’absence de cicatrices et de douleurs dans la zone traitée.

Brest en première ligne

Le CHRU de Brest applique déjà la cryothérapie dans ce contexte : « Pas de bloc opératoire. Le traitement se fait sous scanner, dans une salle de radiologie interventionnelle. « Le patient est sous anesthésie locale. L’intervention ne laisse pas de cicatrice et n’entraîne aucune douleur. Et surtout, ce traitement préserve la fonctionnalité du rein »  explique le docteur Jean-Romain Risson, radiologue. A noter que les essais ne font que commencer et pour les moment deux patients ont pu bénéficier de ce type de thérapie.

Premiers pas en France

En revanche, aux Etats-Unis, l’application de la cryothérapie aux cancers du rein est utilisée depuis 1996. Ce qui permet de s’appuyer à présent sur des chiffres car « Une étude américaine fait part de plus de 80 % de bons résultats après 10 ans », selon le Pr Paparel, urologue au CHU de Lyon. Et il y en a même qui voient déjà la pratique se diffuser en ambulatoire dans les années à venir !

Affaire à suivre !

Source : Ouest-France
Photo : Annie Spratt sur Unsplash
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